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Zoo sauvage de St-Félicien

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Pin gris (Pinus banksiana)

Le genre Pinus comprend 95 espèces d’arbres et d’arbustes répartis dans la Boréalie. L’Amérique du Nord compte 34 espèces indigènes. Parmi celles-ci, on compte le pin gris qui est le pin typique de la forêt boréale et que les gens appellent souvent faussement le cyprès (due à une confusion historique). Ce pin possède la plus vaste distribution géographique en Amérique du Nord. L’habitat du pin gris est de type sableux, graveleux et sec. Pour cette raison, le pin gris se retrouve en grande quantité dans notre belle région du Lac Saint-Jean. C’est un arbre de taille moyenne, soit environ 13 à 20 mètres de hauteur. Cette essence envahit facilement les terrains ravagés par un incendie, car les cônes femelles, soudés par la résine, s’ouvrent sous l’effet d’une chaleur intense. Les graines peuvent germer en 10 jours seulement et ainsi envahir le territoire incendié, éliminant la concurrence. En fait, le pin gris détient le record de rapidité de croissance chez les conifères. Son taux de croissance est le plus rapide au cours de ses 20 premières années.

Le pin gris est aussi une essence commerciale, servant à la fabrication de matériaux de construction, aux pâtes et papiers et la fabrication de poteaux de téléphone. De plus, comme pour les autres espèces d’arbres, le pin gris est utile à la faune en général, mais tout particulièrement pour la paruline de Kirtland, Dendroica kirtlandii, qui se reproduit uniquement dans de jeunes peuplements. Cette paruline, très rare, est en danger d’extinction. Son aire de distribution est très limitée et des mesures ont été prises pour la sauvegarde de l’espèce, notamment des incendies contrôlés pour faire germer les graines de pin gris. L’association paruline de Kirtland et pin gris est un exemple démontrant la relation étroite qui existe très souvent entre la faune et la flore. Le pin gris est aussi apprécié par le porc-épic qui en mange le cambium situé sous l’écorce.